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Questionnaire sur la colère: Suis-je en colère?

  • Quand je suis blessé, ai-je le désir de blesser l'autre?
  • Les petites choses m'irritent-elles?
  • Suis-je fréquemment irascible, tyrannique ou querelleur ?
  • Ma colère est-elle difficile à maîtriser?
  • Au cours d'un conflit, est-ce que je dis des choses que je regrette par la suite?
  • Est-ce que j'émets des remarques critiques ou cinglantes?
  • Ma colère blesse-t-elle les êtres qui me sont chers?
  • Suis-je rancunier?
  • Est-ce que je perds mon sang-froid dans les embouteillages ou en faisant la queue?

Sept à neuf réponses affirmatives indiquent un fort degré de colère, beaucoup trop en réalité, au point de vous nuire ou de nuire à autrui. Quatre à six réponses affirmatives signalent un degré modéré de colère sur lequel il faudra travailler. Une à trois réponses affirmatives dénotent un taux minimal de colère. Aucune réponse affirmative révèle que vous êtes en territoire pacifique.

 

 

La colére parfois comme une étincelle peut provoquer un incendie, un détail peut faire jaillir notre colère.

Exprimée violemment, cette impulsion peut nous décrédibiliser en aggravant plus la situation qu’autre chose.

Et le message que l’on veut faire passer devient forcément inaudible.

Dans la tradition bouddhiste agir ou parler quand on est en colère ce n’est pas sage. Cela peut créer beaucoup de dégâts. Il existe des façons pour retrouver calme, apaisement, lucidité. Il existe des possibilités de pratiquer qui nous permettent de comprendre les causes réelles de la souffrance. Et la compréhension nous aide à faire ce que nous avons à faire et de ne pas faire des choses qui causent du tort à nous et aux autres.

Dans la psychologie bouddhiste, nous parlons de la conscience en terme de semences. Nous avons des graines de colère en nous. Nous avons des graines de désespoir, de peur. Mais nous avons aussi des graines de compréhension, de sagesse, de compassion et de pardon. Si nous savons comment arroser les graines de sagesse et de compassion en nous, ces graines se manifesteront sous forme d’énergies puissantes qui nous aideront à réaliser l’acte de pardon et de compassion.

Se mettre à la place de celui qui nous irrite est aussi une bonne méthode pour prendre du recul.

 

Respiration

 

Étouffez ce feu qui commence à bruler en vous. Inspirer et expirer en pleine conscience. Ne vous laissez pas dévorer par cette émotion.

Fixez votre attention sur votre respiration, ralentissez-la. La colère entraine une accélération de la respiration et une baisse de son amplitude. Faites donc l’inverse. Inspirez lentement et expirez lentement.

Inspirez profondément et faites durer l’expiration davantage que d’habitude. Vous sentirez petit à petit la colère s’apaiser et le calme revenir.  Soyez conscient de ce que vous faites.

Rappelez-vous : dites j’inspire en inspirant et dites j’expire en expirant. Faites l’effort de pratiquer cette technique si vous souhaitez voir votre colère diminuer.

Le maitre bouddhiste compare la colère à un enfant en pleurs qui a besoin d’être bercé dans les bras de sa maman.

Alors prenez votre colère dans vos bras, comprenez la, écoutez la, acceptez la mais tout ceci tendrement comme vous le feriez avec un enfant. Ne soyez pas en colère d’être en colère !

 

 

L'ecoute

 

Dans le bouddhisme nous parlons de la pratique de l’écoute profonde, de l’écoute aimante, une méthode merveilleuse qui nous aide à restaurer la communication, communication entre partenaires, communication entre père et fils, communication entre mère et fille, communication entre pays. La pratique de l’écoute profonde devrait être pris en charge par les parents, les partenaires de façon à ce qu’ils comprennent la souffrance des autres personnes. Ces personnes peuvent être votre femme, votre fils ou votre fille. Nous devons avoir assez de patience pour écouter mais beaucoup d’entre nous avons perdu notre capacité d’écoute parce que nous avons beaucoup de colère et de violence en nous. Et les autres personnes ne savent pas utiliser les paroles aimantes, ils sont toujours en train de blâmer et de juger. Et les paroles sont souvent amères. Cette façon de s’exprimer suscite immanquablement l’irritation et la colère en nous et nous empêche d’écouter profondément avec compassion. Je pense, je crois, j’ai la conviction que si un père sait comment écouter profondément son fils, il ouvrira les portes de son cœur et renouera la communication.

 

L'image Thich Nhat Hanh

 

Quand une personne en fauteuil vous empêche d’avancer, vous ne vous mettez pas à lui hurler dessus, sous prétexte qu’elle vous retarde… Non, vous allez la devancer pour lui ouvrir la porte, lui proposer de pousser son fauteuil… etc. Et bien, les personnes qui vous dérangent dans votre vie, considérez-les donc comme des handicapés émotionnels ! Nous sommes tous et toutes des handicapé(e)s émotionnel(le)s !Bien sûr, je ne vais pas prétendre que du jour au lendemain, nous allons avoir une pleine compassion avec ceux qui avaient jusqu’alors le don de nous mettre en colere , ce serait mensonge ! Par contre, doucement, très doucettement,on commence à les envisager d’un autre œil…

Car, la deuxième image employée par Thich Nhat Hanh concerne le jardinier dépité de ne pas voir sa laitue pousser comme il faut. Inutile pour lui de se planter devant sa salade pour lui vociférer son courroux, tout à fait inutile ! Il va regarder si l’ensoleillement est suffisant, si les limaces ne sont pas passées à l’attaque, si la terre est assez arrosée… De la même façon, suggère Thich Nhat Hanh, quand une personne ne se conduit pas comme vous le souhaiteriez, il est vain de vous énerver ! Veillez plutôt à vérifier ce qui l’empêche de vous traiter comme vous pensez qu’elle le devrait…

 

Modifier les émotions

 

L’une des plus importantes contributions du Bouddha à notre compréhension de l’esprit, est l’enseignement de la cause de la souffrance. La plupart d’entre nous cherchons encore les causes de la souffrance à l’extérieur de nous-mêmes. Bien qu’il y ait de nombreux éléments extérieurs qui puissent déclencher notre agitation, notre manque de contentement, etc., le Bouddha nous enseigne que la véritable cause de la souffrance est tanha : le désir.

Le bouddhiste utilise le terme de klesha pour désigner toutes ces émotions destructrices, ou dites négatives – non pas au nom d’un jugement moral, mais parce qu’elles génèrent de la souffrance. La colère, par exemple, que l’on ressent quand notre ego est menacé, quand on nous empêche de faire ce que l’on veut ou quand on nous “prend nos jouets” : c’est la colère égocentrée, destructrice. Celle-là, il faut tout faire pour ne pas en être esclave. Cela ne veut pas dire qu’il faille l’étouffer, la réprimer comme une bombe à retardement que l’on irait cacher dans un coin de notre tête, mais la laisser s’évanouir, se défaire d’elle-même, et puis… fini ! On n’en parle plus, on passe à autre chose. C’est affaire d’entraînement de l’esprit, ce que permet entre autres la méditation.

L’objectif du bouddhiste n’est pas de réprimer les émotions, même négatives. D’ailleurs, qui le pourrait ? Une fois que l’émotion surgit, inutile de souhaiter qu’elle ne soit pas là : elle y est ! Vous n’avez d’autre choix que de reconnaître sa présence. Simplement, il s’agit de savoir ce que vous faites d’elle : est-ce que vous la laissez passer dans le ciel comme un oiseau qui passe sans laisser de trace ? Auquel cas, elle ne fera de mal à personne, et dix, cent ou mille autres peuvent bien venir, le ciel restera toujours le même. Ou est-ce que vous vous y agrippez et la laissez envahir votre esprit ? Alors vous en devenez l’esclave. Toutes les études en neurosciences confirment que si vous laissez exploser une émotion à chaque fois qu’elle vient, vous renforcez votre tendance à cette émotion, c’est-à-dire que vous la ressentirez plus facilement et plus souvent. Et cela vaut tout autant pour la colère que pour la compassion !

 

Pensée positive

 

L’attention nous protège véritablement et vous saurez, en la cultivant, que vous n’avez pas besoin de réprimer ou d’attendre d’exploser pour vous exprimer. Voyez comment ça marche, que ce soit avec votre conjoint, votre ami, ou votre chien. Souvenez-vous simplement, chaque matin, de ce qui est réellement important dans votre vie. En Occident, tant d’opportunités s’offrent à nous ; nous sommes vraiment gâtés. Même dans les meilleurs centres de retraite, les gens se plaignent de la nourriture, de ceci, de cela. Reconnaîtrions-nous le paradis si nous l’avions juste en face de nous ? C’est tellement facile, pour nous, de tomber dans la négativité. Souvent, il semble même que cela nous apporte beaucoup d’énergie.

À la place, pourrions-nous apprendre à cultiver quelque chose de plus nourrissant que la frustration et le mécontentement ? Les scientifiques disent que nous n’utilisons que 10 % de notre potentiel mental et même cette infime partie est mal exploitée et canalisée dans des choses telles que le doute, l’inquiétude, la peur, l’avidité, l’envie, etc.

 

 

Tag(s) : #Spiritualité -Sagesse

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