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WikiLeaks.org est un site web qui recueille les informations qui y sont déposé (de manière anonyme et le plus sécurisée possible) par les Internautes ( les traite puis les publie.

Le but est d’acquérir et publier ainsi des informations qui n’auraient aucune chance de sortir des administrations, organisations, armées, entreprises ou autres structures .Le système est donc simple, l’utilisateur qui possède des documents (et peut importe de quelle façon il se les est appropriés) peut les donner à l’équipe de WikiLeaks (ou désormais aux équipes des clones FrenchLeaks, OpenLeaks, etc.) simplement via cet interface, de manière anonyme, de façon à ce que les gens de WikiLeaks ne sachent pas non plus d’où vient l’information (et ainsi ne puissent trahir les lanceurs d’alertes s’ils sont embêtés par la justice).

Un visage symbolise le site web : Julian Assange. Les autres forces vives de WikiLeaks vivent cachées. « Les principaux membres du site ne sont d’ailleurs connus que par des initiales. Impossible de savoir qui travaille avec Julian Assange. Un mystère destiné à se protéger, dit-il, d’adversaires redoutables 

 

Ce que nous a appris WikiLeaks en dix points . Source Liberation le monde

 

Les Américains ont filmé au moins une de leurs bavures en Irak

Le 7 juillet 2007, à Bagdad, un hélicoptère Apache américain ouvre le feu sur un groupe de civils. Il y a des morts, une vingtaine. Un peu moins de trois ans plus tard, le 5 avril 2010, WikiLeaks diffuse la vidéo de cette scène, vue depuis la caméra embarquée de l’hélicoptère. Au centre de l'image en noir et blanc, le viseur suivant sa cible donne l'impression d'un jeu vidéo. On peut entendre les commentaires des soldats qui ouvrent le feu. «Come on, fire!».

Le jeune soldat Bradley Manning (devenu Chelsea Manning) avouera plus tard avoir transmis cette vidéo classifiée à WikiLeaks, ce qui lui vaut aujourd'hui de la prison. Que la coalition en guerre en Irak ait causé des «dommages collatéraux» n’est pas très surprenant. La nouveauté avec WikiLeaks, c’est qu’il y eut la preuve en images.

 

La diplomatie américaine se parle par «câbles» et elle est bavarde

 

En novembre 2010, toujours grâce au (lanceur d'alerte) Bradley Manning, le site publie 251 287 câbles diplomatiques écrits par le Département d’Etat et des dizaines d'ambassades et consulats américains à travers le monde. La plupart datent de 2004 à 2010 mais d’autres remontent aux années 60. Ces câbles sont stockés et soumis à différentes autorisations d’accès selon le niveau de confidentialité. Un câble diplomatique n’est pas, ou plutôt n’est plus, un télégramme codé en morse mais une sorte de mail collectif adressé par messagerie protégée d’un consulat, d'une ambassade ou du Département d'Etat au reste des diplomates, gouvernants ou responsables militaires du pays.Ils ne sont évidemment pas destinés à être lus par n’importe qui, mais c’était compter sans WikiLeaks.

On y trouve de tout. Des commentaires perfides de tel vice-consul sur tel ou tel chef d’Etat: Sarkozy est «susceptible» et «très irritable», et Angela Merkel «pas très créative». Mais aussi des instructions d'Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat, pour que les diplomates américains espionnent leurs homologues – diplomates et dignitaires étrangers mais aussi dirigeants de l’ONU et militants d’ONG – jusqu’à récupérer leur numéro de carte de crédit et mots de passe Internet. On y découvre aussi la liste secrète de sites et d’infrastructures que les Etats-Unis veulent protéger d’attaques terroristes. Le cablegate reste l’un des faits d’armes de WikiLeaks.

 

Le plus jeune détenu de Guantánamo avait 14 ans

 

En avril 2011, WikiLeaks diffuse des documents militaires relatifs aux dossiers de 779 personnes détenues depuis 2002 sur la base navale américaine de Guantánamo, à Cuba. Y figurent notamment des notes des rapports des interrogateurs. On y apprend que les Etats-Unis ont libéré des dizaines de détenus à «haut risque» et retenu prisonniers près de 150 innocents pendant des années à Guantánamo.

Certains de ces détenus sont très jeunes. Ainsi Naqib Ullah, afghan, n’a que 14 ans quand il arrive à Guantánamo en janvier 2003 au motif qu'«il a peut-être connaissance des actions de résistance des talibans locaux et de leurs leaders».Après huit mois d’interrogatoire, les auteurs du rapport en arrivent à la conclusion que Naqib n’a jamais été un «combattant ennemi» mais une «victime d’enlèvement enrôlée de force». Naqib ne sera renvoyé en Afghanistan qu'après un an de détention. Un autre, Pakistanais de 16 ans, n’est jugé «ni membre d’Al-Qaeda ni chef taliban» mais aura passé un an et demi en prison.

 

Une société française a aidé le régime de Kadhafi

En décembre 2011, WikiLeaks lance l'opération l’opération «Spy Files» (fichiers espions), qui lève le voile sur l'industrie de la surveillance et de l’interception des communications. Le site entend cibler les sociétés qui gagnent de l'argent en vendant discrètement du matériel à des régimes peu recommandables. Parmi elles, Amesys, filiale du groupe français Bull. Amesys était déjà dans le collimateur des sites Owni et de Mediapart, qui la suspectaient d'avoir vendu à partir de 2007 du matériel de surveillance au régime libyeni. Les documents de WikiLeaks viennent renforcer ces soupçons.

 

La catastrophe de Fukushima était prévisible

Un des câbles diplomatiques révèle qu’en 2009, soit deux ans avant le drame de Fukushima, l’Agence internationale de l’énergie atomique a averti le Japon qu’un séisme important pouvait poser «un problème sérieux» à ses centrales nucléaires. Un autre câble révèle qu’en 2008 un parlementaire japonais, Taro Kono, avait sévèrement critiqué devant l’ambassadeur des Etats-Unis l’industrie nucléaire japonaise. Il avait évoqué la dissimulation d’informations sur les problèmes de coûts et de sécurité rencontrés dans les centrales, et le manque de transparence en cas d’incident ou d’accident. Bref, si Fukushima n’était pas spécifiquement désigné, le risque nucléaire et celui de mauvaise gestion en cas d’accident étaient bel et bien connus.

 

La coalition a torturé en Irak

Autre gros morceau des révélations WikiLeaks, les «rapports d’incidents» écrits de janvier 2004 à fin 2009 par des soldats américains. Ils dressent un tableau noir des pratiques des Américains et des autres forces de la coalition en Irak. Y sont répertoriés plus des 300 cas de torture sans compter tous ceux commis dans les prisons irakiennes et dont les Américains ont eu connaissance sans réagir. Ils révèlent aussi la mort de 700 civils au moins tués par les troupes américaines, et celle de milliers d’autres victimes «collatérales». Ces «carnets de guerre» n’ont pas seulement confirmé que la guerre, c’est sale, mais que les bavures sont totalement assumées par la Défense américaine. A l’époque, le Pentagone a bien jugé ces révélations «honteuses», mais uniquement parce que ces documents étaient censés rester confidentiels.

 

Le foot bulgare, c’est mafia et compagnie

Paris truqués et clandestins, matchs arrangés et blanchiment d’argent, assassinats suspects… Dans un câble publié par WikiLeaks puis El Pais en janvier 2011, la chargée d’affaires américaine à Sofia décrit des clubs de foot pourris jusqu’à l’os.

 


 

 

 

 

Julian Assange

Julian Paul Assange, né le 3 juillet 1971 à Townsville en Australie, est un informaticien et cybermilitant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks.

En 2012 un film sort sur lui 

C’est surtout lorsqu’il a publié en 2010 une foule de documents classifiés illégalement récupérés par Chelsea Manning, condamnée en court-martiale à 35 ans de prison, qu’il s’est attiré les foudres du gouvernement américain. "Des soucis pour cinq à sept années" Sous le coup d’une demande d’extradition de la part de la Suède, il est réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres par crainte que la justice scandinave ne l’extrade par la suite aux États-Unis où il risque des sanctions extrêmement sévères. Cela ne l’empêche pas de prendre régulièrement position et de participer à de nombreuses conférences par Skype

 

 

 

Voici le lien pour visiter le site fancophone 

http://wikileaksactu.wordpress.com/

Tag(s) : #Ce que l'on ne nous dit pas.

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