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      INTRODUCTION : Si certains faits à « caractère magique », présents dans les enseignements du dhamma, peuvent surprendre ou paraître relever de la science-fiction, il faut savoir qu’ils étaient tout à fait banals aux temps où ils se produisaient. Certains d’entre nous ont du mal à croire que tout être qui a développé suffisamment de parami (maturité dans le dhamma), et qui s’efforce convenablement et suffisamment à certains exercices de méditation,  est en mesure de développer des pouvoirs psychiques.. Seuls, les enfants, les amateurs de contes de fées, et les personnes qui ont une grande confiance envers l'enseignement de Bouddha, accordent du crédit à ce type de récits présent tout au long des Écritures.Toutefois, il convient de garder à l’esprit que dans les récits de l’enseignement de Bouddha, ce qu’il y a de plus important, ce ne sont pas les faits, qui peuvent parfois paraître très étranges, mais leurs sens et la grande richesse des sages recommandations et explications qu’ils contiennent, qui sont autant d’encouragements à la pratique de chacun sur la voie juste et raisonnée, celle qui conduit à la libération de toutes les impuretés mentales, racines de toutes les souffrances. 

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Siddharta Gautama Le BOUDDHA, fut un prince qui renonça à son trône pour partir à la recherche de la vérité.


L’histoire des 80 années du Bouddha sur la Terre constitue un des plus notables événements dans l’histoire de l’humanité. Sa propre vie est le chemin à suivre pour tous ceux qui s’efforcent de découvrir la force de la création et de se libérer de toute souffrance. Tout, absolument tout dans sa vie a une profonde signification. Le nom même de Bouddha veut dire : «L’éveillé, l’Illuminé.»

Il naquit au VIème siècle av.J.C., contemporain de Socrate, Confucius et Deutero Isaias (qui eut une grande influence sur le christianisme ancien). L’apparition presque simultanée de ces grands hommes, nous instruit véritablement sur l’Esprit de l’humanité qui régnait à cette époque.

Cela faisait longtemps qu’était attendu un homme tel que Siddharta Gautama. Les traditions disent que tous les 2500 ans approximativement, vient sur la Terre, un Bouddha pour faire tourner la roue du Dharma ou la Loi, ainsi les hommes chercheurs de vérité, peuvent avoir une nouvelle opportunité pour arriver à la libération.

De même, la naissance du Bouddha, est décrite dans un symbolisme très semblable à celle du grand Kabîr Jésus, Maître des Maîtres.

Il est raconté dans la légende, que sa Mère Maya, (qui signifie, en sanscrit, « Illusion » ou « Univers Manifesté »), vivait une période temporaire d’abstinence et de chasteté dans le Palais du Royaume de Kapilavastu, dans le nord de l’Inde.

Lorsqu’un matin, la somnolence l’emporta, ne pouvant éviter de s’allonger dans le lit royal de sa Chambre. Elle commença à avoir un rêve très spécial :

La Reine Maya rêva que les quatre rois célestes, les Seigneurs des quatre directions du Monde de la Tusita, la Terre de la félicité, la soulevaient avec le lit, ils la transportèrent aux sommets de la chaîne de l’Himalaya, arrivés au point le plus élevé des hautes montagnes, la laissèrent au pied d’un arbre, appuyée respectueusement sur un côté. Arrivèrent les épouses des quatre Rois et elles la baignèrent soigneusement, la purifiant de toutes taches humaines, la portant à un lit divin avec la tête dirigée à l’Est.

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À l’horizon, commença à briller une étoile avec une splendeur surnaturelle, descendant et encerclant l’endroit où était Maya. Quand l’étoile toucha le sol, elle se transforma en un Éléphant Blanc qui s’approchant, prit avec sa trompe un lotus blanc et le déposa sur le flanc de la Reine, disparut en s’introduisant dans l’utérus.

À ce moment le Bodhisattva de compassion entra dans le corps de sa mère.
L'Immaculée Conception, l’Esprit Saint pour les Indous, a la forme d’un Éléphant Blanc.
Tout Avatar, dans les mondes internes nait de l’Esprit Saint, et Bouddha ne fut pas une exception.

La Reine Maya s’éveilla et, avec une grande agitation, elle raconta son rêve à son époux le Roi Suddhodana. Et lui, à son tour demanda aux Brahmanes si le rêve était de bonne ou de mauvaise augure.

Les sacerdotes lui annoncèrent que viendrait dans sa famille un grand Être. Quelqu’un qui serait un grand Roi ou un Bouddha.

Nous savons que le royaume de Kapilavastu était bien petit, déficient militairement et continuellement menacé d’envahissement par un autre royaume plus puissant. Ainsi, poursuivant l’idée que son fils continuerait à fortifier et agrandir son royaume, il prit grand soin d’éduquer son fils dans les arts de la guerre et les arts du palais.

 

La mort de la reine Sirīmahāmāyā

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Au septième jour du prince Siddhattha (le jeudi qui suivit sa naissance), la reine Sirīmahāmāyā – sa mère – mourut, prenant naissance dans la quatrième sphère du monde des deva, répondant au nom de Santusita. Comme le roi Sudoddhana avait deux épouses, il lui en subsistait une autre, après la mort de la reine. Cette épouse, qui s'appelait Mahāpajāpati Gotamī, deviendrait la première bhikkhunī à l'origine du saṃgha féminin (voir le chapitre « À propos de Mahāpajāpati Gotamī »). Étant la sœur de la reine défunte, elle fut par conséquent la tante du prince Siddhattha, en plus d'être sa belle-mère. Quelques jours après la naissance du prince Siddhattha, elle donna naissance à un enfant, qui portera le nom de Nanda, et qui deviendrait plus tard un arahant (voir le chapitre « L'entrée du prince Nanda dans le saṃgha »). Elle confia son fils à une nourrice et prit à sa charge le jeune Siddhattha pour l'allaiter elle-même et prendre soin de lui, exactement comme s'il s'agissait de son propre fils. En outre, on cacha à l'enfant la mort de sa mère, si bien qu'en prenant de l'âge, il crut toujours que la reine Mahāpajāpati Gotamī fut sa véritable mère.


 

Ici, il y a diverses explications, et dans l’une d’elles, les Brahmanes disent, que les mères des Bouddhas meurent toujours après avoir porté leurs illustres fils, parce que le ventre qui fut occupé par un Boddisattva dans sa dernière naissance, est comme le sanctuaire d’un temple et ne peut plus être occupé.

 

Une autre explication, plus profonde, c’est que à la naissance d’un Bouddha, l’Univers Manifesté (ou Maya) se replie et disparait.


À mesure que passèrent les années, le Prince Siddharta, en plus d’étudier les tâches d’un futur roi, se consacrait chaque fois plus à des pensées profondes, se complaisant dans la Solitude et la Méditation.

Mais le roi Suddhodana, désirant que son fils fût son digne successeur, fit son possible afin qu’il n’envisage pas ces questions qui lui ferait prendre le chemin de la Renonciation : Pourquoi existe-t-il la maladie ? Pourquoi nous mourrons et pourquoi nous vieillissons ?

En Inde, comme dans le monde oriental en général, autrefois, il y avait une coutume pour les hommes, quand ils avaient atteint un âge déterminé, ce qu’on appellerait aujourd’hui la retraite, ils pouvaient se retirer dans la forêt et méditer sur leur propre vie, seulement après avoir passer une étape d’apprentissage, dans une autre famille et un autre travail.

En général, la première période, celle de l’étude commençait à sept ans et durait jusqu’à vingt ans ; ensuite venait une seconde phase, la plus longue de toutes, qui durait trente ans, en la dédiant à la famille, aux enfants et aux affaires, accomplissant tout cela comme un bon chef de famille.

Une fois ces devoirs accomplis comme chef de famille et après avoir engendré un héritier qui occupera sa place, il avait la liberté de se retirer et vivre dans la forêt, réfléchissant avec calme sur les cinquante années précédentes, arrivant à une pleine maturité philosophique.

Après avoir complété cette période d’ascétisme et de pratiques religieuses, il quittait la forêt, et passait la dernière partie de sa vie en errant d’un endroit à un autre, mendiant et dépendant uniquement d’aumônes pour sa subsistance.

L’histoire nous raconte que Sakyamuni passa très rapidement par ces quatre étapes tant étaient grandes ses aspirations pour découvrir la Source, l’Origine de l’Univers.

À 16 ans, il épousa Yosodhara et engendra un fils : Rahula (qui signifie "Empêchement")

Cela fut un événement de grande importance, alors, Siddharta avait un héritier pour poursuivre la lignée à la succession au trône, et en même temps, la chance qui lui donnait l’occasion de renoncer à ses devoirs et embrasser la vie religieuse.


  chapitre 2 :la quête de vérité de Siddharta Gautama

Tag(s) : #Spiritualité -Sagesse

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