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les 4 grands signes

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Le viellard

Un jour, alors qu'il était âgé de vingt-huit ans, le prince Siddhattha, sortit à l'extérieur du palais pour se rendre dans le somptueux jardin royal de Kapilavatthu. Le convoi qui le conduisit vers le jardin se constituait de quatre chevaux, de la princesse, d'un cocher qui dirigeait les chevaux, de soldats et de quelques membres de la cour. Undevade la sphère Tusitā (quatrième sphère), vit que le temps approchait pour le prince Siddhattha de renoncer à l'existence princière pour partir dans la forêt. Juste avant que la diligence ne pénétrât dans le jardin royal, cedevafit apparaître le premier des quatre grands signes. Il créa un vieillard tout édenté, les cheveux blancs, la peau fripée, ridée de toutes parts, le dos courbé. Il tremblait en se tenant sur sa canne. Très âgé et l'apparence usée, le vieillard se dressait devant l'entrée du jardin. Ledevafit de telle sorte que seuls, le prince et le cocher puissent l'apercevoir. Le prince, qui n'avait jamais vu que des jeunes personnes, fut très surpris par cette vision. Choqué,

 il s'enquit auprès du cocher :

« Ses cheveux ne sont pas comme ceux des autres ; ils sont tout blancs. Son corps n'est pas non plus comme celui des autres ; il semble usé et son dos est tout courbé. Toutes ses dents sont tombées. Il semble n'avoir plus que la peau sur les os. Il tremble de toutes parts. Qui est-ce ?

— C'est un vieillard. Une personne parvenue à la vieillesse.

— Auparavant, je n'avais vu de personnes aux cheveux blancs (il répéta toute la description), et n'en avais jamais entendu parler, non plus. Comment se fait-il qu'il soit ainsi ? Expliquez-moi !

— Quand la vie arrive à une certaine durée, on devient comme cela, tout l'organisme dépérit.

— Moi aussi, serai-je inévitablement ainsi, un jour ?

— Tous les êtres vieillissent de la sorte

. Le fait d'avoir un corps amène inévitablement à connaître la vieillesse.

— Je peux donc connaître moi aussi la vieillesse. Je suis si bouleversé que ne veux plus aller au jardin. Faites demi-tour et rentrons au palais ! »

La vision du premier des quatre grands signes provoqua chez le jeune prince une profonde prise de conscience. Il demeurait épouvanté à l'idée qu'il connaîtrai irrémédiablement la vieillesse. Étonné de voir la diligence si vite revenir au palais, le roi interrogea le cocher :

« Comment se fait-il que vous ne soyez pas restés au jardin royal ?

— Le prince n'a même pas voulu y pénétrer tant il est bouleversé, Sire.

— Qu'a-t-il bien pu le bouleverser ?

— Il a aperçu un vieillard, Sire. »

Le roi comprit aussitôt ce que son fils a dû ressentir au contact de cette vision. Très soucieux à l'idée qu'il puisse découvrir les trois autres signes, le monarque fit élarg

ir d'une seconde distance, depuis laquelle on ne peut plus entendre une vache meugler, le périmètre vierge de tout élément susceptible de lui (au prince) faire découvrir l'un de ces trois autres signes. Il fit également multiplier les réjouissances et les distractions dont disposait déjà son fils pour tenter d'effacer sa désillusion.

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Le malade

 

Quatre mois plus tard, ayant de nouveau le désir de se rendre au jardin royal, le prince Siddhattha fit atteler la diligence princière et se mit en chemin, escorté de soldats et de quelques membres de la cour. Juste avant que la voiture ne pénétrât dans le jardin, ledeva(celui qui fit apparaître le premier des quatre grands signes) fit apparaître le deuxième des quatre grands signes. Il créa un malade, le corps recouvert de pustules, rongé par la maladie baignant lamentablement dans ses propres excréments et urines. Il n'avait pas la force de se lever, ni de s'allonger tout seul. Profondément marqué par la douleur, l'apparence cadavérique et vide de santé, le malade se tenait devant l'entrée du jardin. Ledevafit de telle sorte que seuls, le prince et le cocher puissent l'apercevoir. Le prince, qui n'avait jamais vu que des personnes en pleine santé, fut très surpris par cette vision. Choqué, il s'enquit auprès du cocher :

« Les yeux de cette personne ne sont pas comme ceux des autres. Ils demeurent ternes et à peine entre-ouverts. Sa voix non plus n'est pas comme celle des autres. Il gémit comme s'il était continuellement en proie à la douleur. À l'inverse des autres personnes, il semble être condamné par une immense faiblesse. Qui est-ce ?

— Ceci est un malade. Une personne qui souffre de maladie.

— Auparavant, je n'avais vu de personnes aux yeux ternes et à peine ouverts (il répéta toute la description), et n'en avais jamais entendu parler, non plus. Comment se fait-il qu'il soit ainsi ? Expliquez-moi !

— Cet homme a contracté une maladie. C'est-à-dire qu'une affection s'est emparée de son corps. La maladie dont il souffre fait qu'il n'est pas conscient de sa posture : il ne sait pas s'il est debout ou assis. Il existe en outre de nombreuses autres maladies.

— Moi aussi, un jour, vais-je inévitablement souffrir d'une maladie, comme cet homme ?

— Tous les êtres sont assujettis à la maladie, personne n'en est épargné, personne ne demeure éternellement en parfaite santé. Le fait d'avoir un corps amène inévitablement, un jour ou l'autre, à éprouver des maux physiques divers.

— Je peux donc connaître moi aussi la maladie. Je suis si bouleversé que ne veux plus aller au jardin. Faites demi-tour et rentrons au palais ! »

La vision du deuxième des quatre grands signes provoqua chez le jeune prince une profonde prise de conscience. Il demeurait effrayé à l'idée qu'il connaîtrai irrémédiablement la maladie. Étonné de voir la diligence si vite revenir au palais, le roi interrogea le cocher :

« Comment se fait-il que vous ne soyez pas restés au jardin royal ?

— Le prince n'a même pas voulu y pénétrer tant il est bouleversé, Sire.

— Qu'a-t-il bien pu le bouleverser ?

— Il a aperçu un malade, Sire. »

Le roi comprit aussitôt ce que son fils a dû ressentir au contact de cette vision. Très soucieux à l'idée qu'il puisse découvrir les deux autres signes, le monarque fit élargir d'une troisième distance, depuis laquelle on ne peut plus entendre une vache meugler, le périmètre vierge de tout élément susceptible de lui faire découvrir l'un de ces trois autres signes. Il fit encore multiplier les réjouissances et les distractions dont disposait déjà son fils pour tenter d'effacer sa désillusion.

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Le mort

 

Quatre mois plus tard, ayant de nouveau le désir de se rendre au jardin royal, le prince Siddhattha fit atteler la diligence princière et se mit en chemin, escorté de soldats et de quelques membres de la cour. Juste avant que la voiture ne pénétrât dans le jardin, le deva fit apparaître le troisième des quatre grands signes. Il créa un mort, installé dans un palanquin mortuaire qu'était en train de préparer et entourait un large groupe de personnes. Le deva fit de telle sorte que cette procession, qui prenait place devant l'entrée du jardin, ne fut visible que du prince et du cocher. Curieux de cette scène, le jeune Siddhattha s'enquit auprès du cocher :

« Que fait cet attroupement de gens ?

— Ils préparent un palanquin pour transporter un mort.

— Auparavant, je n'ai jamais vu de mort, et n'en ai jamais non plus entendu parler. Emmenez-moi voir cette personne morte. »

Quand le cocher eut approché la diligence, le prince en descendit et s'approcha du mort pour l'observer de près. Le cadavre avait la peau blanchâtre, d'un aspect lugubre, déjà rongée par la décomposition. Très surpris de voir une apparence si macabre émanant d'un être humain, le prince, qui n'avait jamais vu que des personnes en vie, demanda au cocher :

« Comment expliquez-vous la mort ?

— Quand on parvient à la mort, on ne revoit plus jamais sa famille, ni ses amis.

— Moi aussi, serai-je mort, un jour ? Connaîtrais-je inévitablement la mort ? Moi aussi, viendrais-je à ne plus jamais revoir ma famille, ni mes amis ? (Le prince ne savait pas que sa mère était morte, car le jour de son décès, il n'avait que sept jours, et depuis lors, on lui avait laissé croire que la reine Mahāpajāpati Gotamī était sa mère biologique).

— Tous les êtres qui peuplent l'univers connaîtrons inévitablement la mort. À un moment de l'existence, tout corps finit par dépérir de cette façon, aboutissant inévitablement à la mort. Vous aussi, un jour vous serez mort, et ainsi, ne reverrez plus votre famille, ni vos amis.

— Je peux donc connaître comme tout le monde la mort, moi aussi. Je suis si bouleversé que ne veux plus aller au jardin. Faites demi-tour et rentrons au palais ! »

La vision du troisième des quatre grands signes provoqua chez le jeune prince une profonde prise de conscience. Il demeurait effrayé à l'idée qu'il connaîtrai irrémédiablement la mort. Étonné de voir la diligence si vite revenir au palais, le roi interrogea le cocher :

« Comment se fait-il que vous ne soyez pas restés au jardin royal ?

— Le prince n'a même pas voulu y pénétrer tant il est bouleversé, Sire.

— Qu'a-t-il bien pu le bouleverser ?

— Il a aperçu un mort, Sire. »

Le roi comprit aussitôt ce que son fils a dû ressentir au contact de cette vision. Très soucieux à l'idée qu'il puisse découvrir le dernier signe, le monarque fit élargir d'une quatrième distance, depuis laquelle on ne peut plus entendre une vache meugler, le périmètre vierge de tout élément susceptible de lui faire découvrir l'un de ces trois autres signes. Il fit, une fois de plus, multiplier les réjouissances et les distractions dont disposait déjà son fils pour tenter d'effacer sa désillusion. Néanmoins, le jeune prince voulut rester seul dans sa chambre, tant il était accablé par cette troisième vision. Il songea :

« Ainsi, chacun dans le monde est destiné à mourir, un jour ou l'autre. Personne n'a découvert comment échapper à cela. Il doit cependant bien y avoir un moyen d'y parvenir. Je dois le découvrir et en faire bénéficier tous les êtres ! »

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Le renonçant

Quatre mois plus tard, ayant de nouveau le désir de se rendre au jardin royal, le prince Siddhattha fit atteler la diligence princière et se mit en chemin, escorté de soldats et de quelques membres de la cour. Juste avant que la voiture ne pénétrât dans le jardin, le deva fit apparaître le dernier des quatre grands signes. Il créa un renonçant, le crâne et le menton rasés, vêtu d'un simple tissu ocre, assis et immobile, absorbé dans un profond samādhi. Affichant une apparence noble et sereine, le renonçant se trouvait devant l'entrée du jardin, de sorte que seuls, le prince et le cocher puissent l'apercevoir. Le prince, qui n'avait jamais vu que de personnes sans cesse obsédées par les activités effervescentes du monde, fut très surpris par cette vision. Intrigué, il demanda au cocher :

« Ce personnage n'est pas comme les autres. Il n'a pas de cheveux, ni de barbe. L'habit – teinté d'un ton ocre – qu'il porte n'est pas non plus comme celui des autres. Qui est-il ?

— C'est un renonçant.

— Qu'est-ce qu'un renonçant ? Expliquez-moi ce que cela signifie !

— C'est une personne qui s'entraîne en vue de se libérer de la vieillesse, de la maladie et de la mort. Sa générosité est sans limite. Il s'entraîne noblement et sans relâche au développement des 10 kusalakammapathadhamma. Ne consacrant sa vie qu'à cela, il porte cet habit ocre, renonçant à toutes les réjouissances de la vie laïque. Une telle personne est appelée un renonçant. Un renonçant est une personne proche du dhamma, qui ne commet pas de faute, il observe une conduite pure. Il sait que sa pratique est bonne. Une telle personne est appelée un renonçant. Il n'opprime pas les êtres, il prend toujours soin d'autrui, ne visant que le bénéfice de chacun. Il comprend que cela est bien. Une telle personne est appelée un renonçant.

— J'ai beaucoup d'admiration pour de tels êtres, qui s'entraînent en vue de se libérer de la vieillesse, de la maladie et de la mort. (il énonce ainsi toute la définition que le cocher vient de lui exposer) Voilà une noble manière de vivre ! »

Comme le prince souhaita parler directement au renonçant, il s'approcha de lui, et lui adressa les mêmes questions qu'il venait d'adresser au cocher. Comme le renonçant lui fournit les mêmes réponses, le prince conclut le dialogue par les mêmes paroles de félicitations.

Très heureux, le prince pénétra dans le jardin royal. Ayant prit place à l'ombre d'un bosquet, il savoura la délicieuse atmosphère et la délicatesse des parfums généreusement offerts par des fleurs de toutes espèces, dont le dégradé des couleurs n'avait rien à envier aux plus beaux ciels permis par le coucher du soleil. Ses pensées rivées sur la découverte qu'il venait de faire, il irradiait du plus intense des bonheurs.

 

Le départ du palais

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là où le prince siddhartha venant de quitter son palais en compagnie de chana (son fidèle valet) de kataoka (son cheval ange gardien) et des dévatas qui protègent sa fuite rencontre mara (son ennemi juré) qui tente (en vain) de le convaincre de renoncer au renoncement et de reprendre son existence de roi qui lui donnera pouvoir sur le monde.

Le prince décida de mettre aussitôt à l'œuvre sa décision de partir pour la forêt. Il descendit en bas du palais, où était tranquillement endormi Channa, son fidèle serviteur. Channa dormait toujours devant l'entrée du palais, prenant garde à ce que personne ne vienne déranger le prince pendant son sommeil. Arrivé dans le hall d'entrée de sa demeure, le prince Siddhattha réveilla Channa, en lui ordonnant d'aller préparer Kaṇḍaka. Kaṇḍaka était le nom du cheval princier, doué d'une intelligence exceptionnelle. Habituellement apprêté après l'aube, Kaṇḍaka comprit que si l'on équipait sa selle de nuit, c'est parce que le futur Bouddha était prêt à effectuer son départ vers la forêt. Réalisant l'immense importance du rôle qu'il était sur le point de tenir, il eut un hennissement de joie retentissant dans toute la cité de Kapilavatthu. Afin que personne ne soit réveillé et ne soupçonne alors le départ du prince, les deva ont empêché le puissant hennissement de parvenir aux oreilles de tous les habitants endormis de la cité.

Juste avant de partir, le prince demanda à Channa de l'attendre un instant auprès de son cheval. Comme il n'avait pas encore vu son fils, il voulut au moins l'apercevoir une fois avant de partir. Il monta donc dans la chambre où se trouvait la princesse, et souleva le rideau du lit. En voyant son fils, qui dormait paisiblement dans les bras de sa mère, il voulut le prendre dans les siens. Il pensa toutefois que cela n'était pas raisonnable, étant donné la circonstance : il risquerait de réveiller la princesse, et si tel était le cas, il ne pourrait plus partir pour la forêt. Il a donc contenu son désir et partit sans avoir touché son fils. Il se contenta de penser :

« Je dois partir sans plus tarder. Quand j'aurai trouvé ce que je cherche, je reviendrai. Je pourrai alors voir mon fils, et revoir sa mère. »

En sortant, le prince s'approcha de Kaṇḍaka (son cheval), lui glissant à l'oreille :

« Aide-moi à partir dans la forêt, afin que je puisse accomplir ma tâche qui me conduira à offrir à tous les êtres la possibilité de briser la chaîne qui les retient prisonniers dans la sphère des plaisirs des sens. »

Le prince monta le cheval, et Channa s'accrocha à la queue du cheval. L'animal partit au galop en direction de la forêt. Pour que le futur Bouddha puisse partir vers la forêt sans la moindre contrainte, les deva ont tout fait pour que personne ne puisse soupçonner quoi que ce soit. Ils ont absorbé les bruits résonnants provoqués par le galop du cheval. Au moment précis où le prince arriva vers la grande porte de l'enceinte du palais, si lourde qu'il fallait mille hommes pour l'ouvrir, celle-ci s'ouvrit d'elle-même, grâce à l'œuvre des deva.

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là où le prince siddhartha (agé alors de 29 ans) arrivant sur les bords de la rivière Anoma abandonne la totalité de ses biens à Chana 
et se coupe les cheveux devenant le moine gautama.
Abandonné par son maitre, le cheval kataoka est mort de chagrin.

 Siddharta changea ses luxueux vêtements pour d’autres plus humbles et coupa ses cheveux, commença à marcher vers la forêt à la recherche de la Vérité.

      Dès cet instant commença sa vie monacale et il prit le nom de Gotama.

Alors que le jeune Siddhattha fut devenu renonçant, il indiqua à son fidèle serviteur :

« Channa, à présent me voilà renonçant. Je vais partir seul dans la forêt. Rentrez au palais avec Kaṇḍaka.

 

 

les 6 ans d'austérités

À cette époque, le Brahmanisme était en pleine remise en question, ayant une multitude de sectes et d’écoles de tous les goûts, dans lesquelles chacun embrassait sa propre démarche pour la libération de la douleur en ce monde.

Il y avait par-dessus tout, de nouveaux penseurs qui apportèrent des pratiques religieuses basées sur différentes philosophies et repoussèrent délibérément la tradition, les conduisant à des pratiques d’un ascétisme extrême comme de s’assoir dénudé au soleil en pleine chaleur ou manger seulement des herbes sauvages, etc.

Ces gens furent en ce temps-là, de purs contestataires, comme de nos jours, les « hippies », seulement, eux, ils étaient beaucoup plus drastiques.

Siddharta apprit rapidement que le monde était plein d’une infinité de religions.
Ces dévots religieux se torturaient eux-mêmes avec l’idée d’éviter l’accomplissement d’un karma.
D’autres priaient un Dieu avec l’espoir qu’il les libèrerait de leurs péchés et leur permettrait de naître dans un monde céleste.
D’autres cherchaient l’émancipation à travers la discipline mentale, les bonnes œuvres et l’assiduité aux rituels cérémoniaux.
Laquelle de ces méthodes de salut, s’il y en avait une, était efficace?

 

Les deux premiers instructeurs : les ermites Āḷāra et Udaka

Là, il entra pleinement dans la pratique du yoga qui caractérise la troisième phase de la vie de n’importe quel oriental; atteindre la concentration mental, l’introspection en son propre être interne et la véritable émancipation du corps par le contrôle psychique.

En ce temps-là, on considérait le yoga comme un moyen pour se libérer des souffrances inhérentes à la condition humaine.

Ces ermites lui enseignèrent les disciplines de la méditation qui, plus tard, imprégneront les pratiques du bouddhisme.
Ces techniques s’appelaient: «Atteindre la sphère du néant » et « le lieu où il n’y a ni pensée et ni absence de pensée».

Comme nous disions, ces états de concentration resteront ensuite intégrés dans les méthodes bouddhistes de méditation et de discipline, mais, dans les dix étapes pour progresser vers l’état de Bouddha, ils étaient des étapes plus inférieures, car ces méditations ne conduisent pas à calmer ni cesser les passions, ni à la tranquillité, à l’éveil suprême ou à la libération totale, sinon seulement, à la « sphère du néant ».

L’objet de la recherche de Sakyamuni était une sorte d’illumination qui pourrait libérer l’humanité des souffrances qui entrainent le cycle des naissances et des morts.

Comprenant que ces méthodes ne le conduiraient pas au but qu’il aspirait, Sakyamuni les abandonna et se livra aux pratiques ascétiques.

 

LES PRATIQUES ASCÉTIQUES

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là où gautama mène pendant six ans, afin de parvenir à l'éveil sur les conseils des cinq ascetes et malgré les protestations des hommes et des dévatas - une existence d'ascète qui le conduit dans un état de décrépitude et d'impotence.

Il alla dans une forêt près du hameau de Sena, dans lequel s’étaient réunis des Brahmanes qui avaient abandonné leurs familles et étaient des pratiquants très austères.

La pratique de ces austérités, de même que la médiation Yoguique, était considérée comme une méthode pour atteindre la progrès spirituel et on y avait recourt, fréquemment.

L’on se proposait de soumettre le corps à diverses méthodes et processus de mortifications, ainsi, on apprenait à supporter la douleur et l’on pouvait atteindre la libération totale de l’Esprit.

Ces disciplines étaient classées en diverses catégories : celles relatives au contrôle du mental, à la suspension de la respiration, au jeûne total et à la diète sévère.

L’exercice de suspendre la respiration était considéré comme un des plus difficiles, premièrement, on se concentre pour empêcher que la respiration entre et sorte à travers les narines et la bouche. On pourrait supposer que cela conduit à la suffocation, mais quand on bloque les orifices du nez et de la bouche, on commence à respirer par les oreilles. On affirme que cela provoque un fort bourdonnement dans les oreilles et une douleur intolérable. Et quant au jeûne, plusieurs désincarnèrent durant cette pratique.

Sakyamuni croyait, comme d’autres chercheurs, que s’il n’expérimentait pas les souffrances et les épreuves de ces pratiques, qu’il ne pouvait espérer un véritable progrès spirituel.

Quand Sakyamuni se souvenait de cette période de sa vie, il dit, selon ce qui est cité dans les écrits, qu’aucun Brahman passé, présent ou futur n’avait souffert ni ne souffrirait des épreuves d’auto-tortures qu’il s’affligea à lui-même et que sans crainte de se tromper cela ne lui avait pas permis d’atteindre l’illumination.

Ainsi, Gautama abandonna ces pratiques et décida de s’efforcer dès lors de ne vivre ni à un extrême ni à un autre, alors il comprit la signification profonde duChemin du Milieu.

Il rejeta ce chemin où la vie le fit arriver au milieu d’un somptueux palais et où la vie le mena à de sévères pratiques ascétiques alors que ces deux formes appartenaient au dualisme. Le chemin du milieu est l’équilibre qui nous conduit fermement à la libération.

 

la voie moyenne

Comme il avait pleinement retrouvé sa santé, il poursuit sa route, jusqu'à déboucher devant l'entrée d'un village. Située près de la forêt d'Uruvela, cette localité se nommait de Senā. Le lieu se révélant propice à son entraînement, le noble renonçant s'assit à l'ombre d'un banian. Dans le proche village vivait un certain Mahāsena, un riche homme dont la fille se nommait Sujātā. Alors en âge de se marier, elle fit le vœu de trouver un excellent époux, et celui d'avoir des enfants, dont le premier serait un garçon. Pour que ses vœux se réalisent, elle avait coutume, depuis longtemps, d'effectuer chaque année des offrandes d'une valeur de 10 000 « devises » de l'époque. Elle déposait fidèlement ces riches donations sous un banian, qu'elle croyait habité par un deva susceptible de satisfaire ses souhaits. deva ou pas, le fait est que tous ses souhaits se réalisèrent : elle épousa un excellent époux, avec lequel elle obtint, un premier enfant, un garçon de surcroît.

 

 

Le fromage suprême

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il accepte les offrandes délicieuses envoyées par la riche et belle sujata
(dernier repas avant l'Eveil)

 

 

Le jour suivant fut la date, alors pleine lune d'avril, de son offrande annuelle. Des semaines en avance, Sujātā prépara soigneusement un fromage à base du meilleur lait : elle nourrit mille vaches à l'aide de racines de lianes médicinales cueillies dans les zones fraîches de la forêt. Elle fit traire toutes les vaches, retirer la moitié d'entre elles, et avec le lait obtenu, elle nourrit les cinq cents vaches restantes. Ensuite, elle refit diviser le nombre des vaches en deux pour en nourrir la moitié avec le lait obtenu par la traite des cinq cents. Elle procéda ainsi selon la même méthode, jusqu'au moment où il ne resta plus que huit vaches. À l'aide du lait donné par ces dernières, la jeune femme concocta un fromage suprême. Sachant que ce met allait se destiner au futur Bouddha, des deva y ajoutèrent leurs propres ingrédients : de la nourriture pour deva.

Sujātā envoya l'une de ses domestiques pour aller nettoyer le périmètre de sol entourant l'arbre. Lorsque celle-ci arriva près de l'arbre, elle aperçut l'ascète Gotama, assis face à l'est, rayonnant d'une puissante lumière qui englobait tout l'arbre. Après le nettoyage du lieu, elle courut auprès de sa maîtresse pour lui rapporter la surprenante découverte qu'elle y fit :

« Sujātā, venez vite ! J'ai vu le deva que nous adorons ; il est là, assis sous l'arbre. Venez vite afin de pouvoir lui rendre hommage. C'est une chance inespérée que de pouvoir lui faire une offrande en personne ! »

Disposant le fromage suprême dans un bol en or d'une valeur de 10 000 devises de l'époque, elle partit immédiatement vers l'arbre, accompagné de sa domestique. Alors qu'elles arrivèrent au pied de l'arbre, dès que les deux femmes virent le renonçant Gotama, leurs cœurs se remplirent de joie. Sujātā fut tellement ravie de se retrouver en face de celui qu'elle prit pour le deva qu'elle a toujours imaginé demeurer dans l'arbre, qu'elle lui offrit le fromage suprême ainsi que le bol lui-même.

Ce fait constitue l'une des nombreuses traditions du dhamma : chaque bouddha reçoit, le jour où il parvient à l'éveil – mais avant l'éveil –, un bol en or de cette valeur, dans lequel est offert son dernier repas d'avant l'éveil. Comme il n'avait plus l'ancien bol offert par le brahmā Ghaṭikāra, le noble renonçant accepta ce nouveau bol.

 

Le dernier repas avant l'éveil

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LA OU GOTAMA AYANT FAIT DERIVER LE BOL A OFFRANDES EN OR PROCURE PAR SUJATA VIENT DE CONSTATER QU IL A REMONTER LE FIL DU COURANT DE LA RIVIERE NERANYEJARA

Mythe à l'origine de la fameuse fête de Loy Krathong. 
Dans la variante du mythe présentée sur ce tableau, le bol coulé lui est rendu par le roi des nagas qui lui rend hommage)

L'ascète Gotama descendit avec son nouveau bol au bord de la rivière Nerañjarā, dans laquelle il prit un bain. Ensuite, il s'assit au bord de cette rivière, le visage dirigé vers l'est et mangea son repas en 49 bouchées, exactement. Il posa son bol sur la surface de la rivière, en prenant la détermination suivante :

« Puisse ce bol se diriger à contre-sens du courant si je puis devenir Bouddha en ce jour ! »

Dès qu'il lâcha son bol, celui-là parcourut 80 coudées à contre-sens du courant, avant de s'enfoncer dans les eaux de la rivière. Les trois bouddhas précédents ont d'ailleurs eu exactement la même détermination, et leur bol respectif fit le même parcours.



chapitre 3 :l'éveil de Bouddha


Tag(s) : #Spiritualité -Sagesse

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