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      Drapeau des Arapahos

L'Arapaho de la réserve wind river située dans le Wyoming au Nord Ouest fut la 2ème tribu à avoir adopter un drapeau.

Le drapeau Arapaho a été créé en 1936 (pour la 2ème guerre mondiale) comme signe de respect et de souvenir pour les anciens combattants Arapaho qui sont allés faire la guerre en Europe ou dans le Pacifique.

Les 3 couleurs utilisés ont chacune une signification et un symbolisme différent :

Le rouge pour le peuple Arapaho, l'être humain

Le noir pour le bonheur

Le blanc représente la vie, la connaissance

Chacune des 7 raies représente une des 7 médecines de la vie 

Le triangle blanc signifie la manière de commencer une prière 

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Les Arapahos, indiens des Plaines

 

Il y a très longtemps, les Arapahos vivaient dans des villages sédentaires, ils cultivaient le sol et plantaient du maïs. Pour une raison inconnue, ils quittèrent leurs terres ancestrales et migrèrent vers les grandes plaines de l’ouest. De sédentaires, ils devinrent alors nomades . Ils suivaient les troupeaux de bisons, leur principale source de nourriture, et faisaient du commerce avec les Mandans et les Arikaras.A l'origine, les Arapahos se servaient de chiens pour tirer des traîneaux portant leurs biens. Leur vie fut donc profondément modifiée, de même que celle des autres peuples indiens, lorsqu'ils acquirent les chevaux, venus en Amérique avec les premiers colon. Désormais, les Arapahos pouvaient voyager plus loin et plus commodément. Ces indiens vivaient dans des tipis en peau de bison, aisément démontables. C'était un peuple profondément spirituel. Chaque objet ou action avait un symbole religieux. Comme les Sioux, ils pratiquaient le rituel du Sun Dance (la danse du soleil). Leur tradition orale fait aussi référence à une pipe sacrée qui était toujours transportée en tête de leurs déplacements. Le porteur de la pipe indiquait le début et la fin des journées de marche. A la nuit tombée, la tribu s'installait en cercle autour du porteur de la pipe. Il semble que la tribu du nord possèderait encore cette pipe aujourd'hui.

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Chef indien :Scabby Bull

 

En 1878, le chef indien des Arapahos disait déjà : « Ceci était le pays de mes pères qui maintenant sont morts ou sont en train de mourir. Nous aimons nos enfants. Nous voudrions avoir une belle maison et un homme bon qui puisse enseigner à nos enfants comment lire votre langue pour qu’ils puissent devenir des hommes et des femmes intelligents comme le sont les enfants des hommes blancs. Et alors, quand arrive le dimanche, nous serions heureux que certains hommes enseignent nos enfants sur cet Esprit Magnifique. »
Une histoire d’il y a 150 ans, soit quelques générations… Les migrants sont arrivés en masse et les Indiens se sont sentis de moins en moins en sécurité chez eux. Imaginez un déluge d’hommes blancs qui débarquent… Environ 50.000 personnes pendant la ruée vers l’or. Leur nombre était devenu plus important que les Indiens estimés à 40.000 en 1849. Comme l’avaient fait auparavant les explorateurs, soldats et autres aventuriers, les chercheurs d’or se servaient au passage en bisons, dispersant les troupeaux qui représentaient leur principale ressource. Leur terre fertile et calme était devenue dévastée. C’est ainsi qu’a été signé le 1er traité entre le gouvernement américain et les Indiens. Il a fallu attendre jusqu’en 1927 pour que ces indiens Arapaho se sentent à nouveau en sécurité chez eux. La terre leur était rendue et une forte somme d’argent donnée en contrepartie de ce passé si lourd et douloureux.

 

DÉFENDRE LA TERRE

Vers 1830, la Nation Arapaho se sépare en deux. Un groupe important s’éloigne vers le sud en compagnie d’une partie des Cheyennes, atteignant la Platte River, puis l’Arkansas et le Colorado. Ils se heurtent un moment aux Kiowas et aux Comanches, puis font la paix avec eux vers 1840. Arapahos et Cheyennes se joignent souvent aux raids que font les Comanches et les Kiowas sur le nord du Texas et jusqu’au Mexique.
Alors qu’une partie des Arapahos du Sud s’allie aux Dog Soldiers cheyennes qui combattent les colons, les chefs Left Hand et Little Raven rejoignent les Cheyennes de Black Kettle et White Antelope partisans de la paix. Left Hand trouve la mort à Sand Creek le 29 novembre 1864. Little Raven et les siens, qui campent sur la rivière Arkansas, échappent au massacre.

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Arapaho chef: Raven Little (Oh-a-té) a signé le traité de paix avec l'homme blanc, juste au nord de Wichita en 1865.

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Le massacre de Sand Creek

 

Le massacre de Sand Creek : Rapport de George Bent (Cheyenne), témoin oculaire, 28 novembre 1864.

George Bent, fils d'une Cheyenne et d'un rancher américain, était lui-même devenu commerçant dans sa tribu. Contraint d'accompagner Chivington lors de son expédition criminelle, il fut ensuite appelé à témoigner devant le Congrès, qui avait ouvert une enquête à propos du massacre qu'il décrit dans le texte qu'on va lire. 
L'année 1864 avait été avant tout marquée par la défaite des Sudistes devant l'armée de l'Union. Le 2 septembre, Atlanta, capitale de la Confédération, était tombée et le 21 septembre Savannah s'était rendue à l'armée de Sherman. Lincoln était réélu pour un second mandat le 8 novembre.

La guerre de Sécession, qui canalise l'énergie des armées dans un conflit fratricide, ralentit mais n'interrompt pas la Conquête de l'Ouest. Les Indiens des Plaines voient leurs territoires de chasse menacés et leur population décimée par les épidémies. Déjà, en 1849, c'est la ruée vers l'or de Californie et, au cours des deux décennies qui suivent, on signale l'existence de métaux précieux, or et argent, dans plusieurs Etats de l'Ouest. En 1862, le Homestead Act facilite l'implantation de colons en leur accordant des lots de quatre-vingts hectares, à condition qu'ils les cultivent pendant cinq ans.

Devant le déferlement des nouveaux venus, les Sioux Santees, parmi lesquels la famine fait des ravages, se soulèvent dans le Minnesota. Plus au sud, des groupes de Cheyennes, Arapahos et Sioux, alliés pour la défense de leurs terres, déclenchent une série d'offensives contre les convois, les ranchs et les relais de diligence.

Le gouvernement fédéral, confronté tant au conflit avec le Sud qu'à la multiplication des affrontements entre les Indiens et les Américains, envoie des émissaires de paix dans les Grandes Plaines de l'Ouest. Grâce aux efforts de médiation du major Edward Wyncoop, certains Cheyennes et Arapahos cessent les hostilités et dressent leurs camps dans l'attente des résultats des négociations de paix. L'un de ces camps, situé à Sand Creek, dans le Colorado, regroupe quelque sept cents personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants. Il est placé sous l'autorité du chef Black Kettle  et sous la protection du drapeau américain, hissé en signe de paix.

 

Les rapports amicaux de Wyncoop avec les Indiens lui valent la désapprobation des autorités militaires et il est relevé de son commandement. Comme l'a souligné l'historien Dee Brown, si Wyncoop avait été maintenu à son poste, le massacre de Sand Creek aurait sans doute pu être évité. Mais celui qui lui succède, le colonel John Chivington (photo ci-dessous), est fermement décidé à «tuer les Indiens ... car il est juste et honorable d'employer tous les moyens pour le faire».

 

C'est ainsi que le 28 novembre, en dépit de l'opposition d'une partie des soldats et des officiers, Chivington lance une attaque surprise contre le camp pacifique des Cheyennes de Sand Creek, massacrant la majorité d'entre eux. Quelques-uns seulement parvinrent à s'échapper, dont Black Kettle lui-même, qui perdit la vie quatre ans plus tard à la bataille de la Washita River, remportée par Custer.

 

Le massacre de Sand Creek demeure, avec Wounded Knee, l'une des facette les plus sombres de la Conquête de l'Ouest. Au congrès, où le récit du carnage suscita l'indignation, Chivington fut radié de l'armée, mais aucun procès n'eut lieu. L'ensemble de cette affaire tragique contribua à exacerber les antagonismes et la violence dans les territoires de l'Ouest. Le 7 novembre 2000, le président Clinton a approuvé la construction d'un monument aux morts de Sand Creek, qui a été inauguré en 2002.

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Rapport de George Bent (Cheyenne), témoin oculaire, 28 novembre 1864 :


En regardant du côté de la tente du chef, je vis que Black Kettle avait attaché un drapeau américain à un mât de tente pour signaler aux troupes qu'il s'agissait d'un camp ami. Une partie des guerriers s'étaient précipités vers les troupeaux de chevaux et le reste des gens, terrifiés, couraient dans tous les sens. Black Kettle leur criait de ne pas avoir peur, que le camp était sous protection et qu'ils ne couraient aucun danger.

Soudain, les soldats ouvrirent le feu sur cette foule d'hommes, de femmes et d'enfants et tous prirent la fuite. Le gros des Indiens se précipitèrent dans le lit de la rivière, qui était à sec ( ... ). Pendant ce temps, des groupes de jeunes hommes essayaient de mettre le troupeau à l'abri des soldats ( ... ). Je me joignis à l'un de ces groupes, composés d'une dizaine de Cheyennes, des hommes d'âge moyen. Nous avions à peine fait quelques pas que les soldats nous avaient repérés et ouvraient un feu nourri, nous obligeant à retourner nous réfugier dans le lit de la rivière, que nous avons remonté derrière les autres Indiens tandis qu'une compagnie de cavalerie nous serrait de près et nous tirait dessus à chaque pas. En chemin, nous avons vu beaucoup d'Indiens, hommes, femmes et enfants, les uns étaient blessés, les autres étaient morts et gisaient dans le sable et les flaques d'eau. Peu après, nous avons rejoint le groupe principal, et ils se cachaient dans des fossés qu'ils avaient creusés dans la berge de la rivière. A ce moment-là, je fus gravement blessé par une balle qui me toucha à la hanche, mais je parvins à me glisser dans un des fossés. Les hommes de Chivington s'étaient presque tous regroupés le long de ces fossés, d'autres les rejoignaient, car ils avaient renoncé à poursuivre les petits groupes qui s'étaient éparpillés dans les collines.

Les soldats concentraient leur tir sur les gens qui étaient dans les fossés et nous ripostions avec des fusils et des arcs mais nous n'aIons que quelques fusils. Les soldats ne sont pas descendus se battre au corps à corps mais, au moins une fois ou deux, alors qu'ils avaient tué plus d'un homme dans l'un des fossés, ils y sont retournés pour achever les blessés et abattre les femmes et les enfants qui n'avaient rien eu.

Le combat a duré jusqu'au coucher du soleil, quand enfin l'officier qui les commandait a rappelé ses hommes et ils sont repartis en suivant le lit de la rivière jusqu'au camp d'où ils nous avaient chassés. Sur le chemin du retour, les soldats ont scalpé les morts qui jonchaient le lit de la rivière et ont découpé les corps d'une manière qu'aucun Indien ne saurait égaler. Little Bear m'a dit récemment qu'après la bataille il a vu les soldats scalper les morts et une vieille femme qui avait été scalpée par eux. Elle errait sans savoir où 'elle allait car elle avait été entièrement scalpée et la peau du front lui retombait sur les yeux.

Au début de l'attaque, Black Kettle, sa femme et White Antelope s'étaient plantés devant la tente de Black Kettle et y sont restés après que tout le monde avait fui. Finalement, celui-ci a décidé de prendre également la fuite, voyant que rester ne servirait à rien et a crié à White Antelope de le suivre.

« Rien ne vit longtemps, Hormis la terre et les montagnes », jusqu'à ce que les soldats l'abattent. Black Kettle et sa femme ont suivi les Indiens qui fuyaient le long du lit de la rivière, les soldats sur leurs talons. 
Ceux-ci ont abattu la femme peu après. Supposant qu'elle était morte alors que les soldats le serraient de près, Black Kettle a continué à fuir. Les soldats l'ont suivi jusqu'aux fossés, mais sans l'atteindre. Après la bataille, il a redescendu le lit de la rivière pour chercher le corps de sa femme. Il l'a trouvé peu après, elle n'était pas morte et ses blessures n'étaient pas graves ( ... ). Black Kettle l'a prise sur son dos et a remonté le lit et quand il a rencontré un homme monté, ils l'ont installée sur le cheval, jusqu'au camp cheyenne de Smokey Hill ...

Mon frère Charlie était dans ce camp et il avait été fait prisonnier avec Jack Smith, un autre sang-mêlé. Après le combat, les soldats ont pris Jack Smith et l'ont abattu froidement. Certains officiers avaient expliqué à Chivington qui il était et l'avaient supplié d'épargner le jeune homme, mais il avait sèchement répondu qu'il avait donné des ordres et qu'on ne devait faire aucun prisonnier et qu'il n'avait pas d'autres ordres à donner. Des soldats ont abattu Jack et allaient abattre mon frère, mais heureusement, Charlie connaissait certains des guides et ces jeunes gars l'ont protégé. Les soldats avaient capturé quelques femmes et enfants mais, au fort, ils les ont remis à mon père, à l'exception de deux petites filles et d'un garçon, emmenés à Denver pour les montrer comme de grandes curiosités.

Une quinzaine de kilomètres après le camp, nous avons fait halte dans un ravin pour y passer la nuit. La nuit était épaisse et glaciale, aucun d'entre nous n'avait de vêtements chauds car nous avions été jetés hors du lit sans avoir eu le temps de nous habiller. Les blessés souffraient énormément. Il n'y avait pas de bois, mais les hommes et les femmes qui n'étaient pas blessés ont ramassé de l'herbe et ont fait du feu. On a installé les blessés près du feu et on les a recouverts d'herbe pour qu'ils ne gèlent pas. Et les gens ont lancé des appels pendant toute la nuit dans l'espoir d'attirer des Indiens perdus dans les collines de sable ( ... ).

Nous avons pris la route vers l'est pour gagner un camp cheyenne des Smoky Hills, situé à environ soixante ou soixante-dix kilomètres de là. Les blessés avaient mal partout et étaient tout raides, je pouvais à peine me tenir à cheval. Ma hanche avait gonflé sous l'effet du froid et j'ai dû marcher un bon moment avant de pouvoir monter mon cheval. Non seulement la moitié de nos compagnons étaient blessés, mais nous devions également nous occuper des femmes et des petits enfants. En fait, c'est sur les femmes et les enfants qu'est retombé le coût de cette affaire. Plus des trois quarts des gens tués pendant le combat étaient des femmes et des enfants.

Nous ne marchions pas depuis très longtemps quand nous avons commencé à rencontrer des Indiens du camp de Smoky Hill. Ils venaient au-devant de nous, qui avec un cheval, qui avec des couvertures, avec de la viande cuite et d'autres fournitures. Certains de nos hommes avaient réussi à filer à cheval au moment de l'attaque et avaient couru jusqu'à Smoky Hill, d'où de l'aide était partie dans notre direction. Dans ce camp, presque tout le monde avait un ami ou un membre de sa famille. Quand nous sommes arrivés en vue des tentes, tout le monde a quitté le camp pour venir à notre rencontre, pleurant et gémissant comme jamais je n'avais entendu.

Un an après cette attaque, celle-ci a fait l'objet de plusieurs enquêtes. Les amis du colonel Chivington étaient déterminés à prouver que notre camp était hostile, mais ils n'ont pu avancer aucun fait à l'appui de leurs dires. Et c'est seulement quand ces enquêtes ont été ouvertes qu'ils ont commencé à se poser des questions. Mais à l'époque de l'attaque, peu leur importait de savoir si nous étions des Indiens hostiles ou amis. 
L'un des officiers les plus responsables de Chivington a déclaré récemment : «Quand nous sommes arrivés au camp de Sand Creek, on se moquait bien de savoir si ces Indiens-là étaient amicaux ou pas.» Tout le monde savait bien à Denver que le colonel avait ordonné à ses troupes de tuer les Indiens, de « les tuer tous, petits et grands».


LA GUERRE DE POWDER RIVER

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           RED CLOUD

 

Les Arapahos du nord participent à la guerre de Red Cloud avec les Lakotas et les Cheyennes du Nord, pour venger les atrocités de Sand Creek et défendre leurs territoires de chasse envahis par les colons. 
Le 28 août 1865, à Wolf Creek, près de la Tongue River, le camp du chef Black Bear est attaqué et détruit par les troupes du général Patrick E. Connor engagées dans l’expédition de la Powder River. Plusieurs dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont tués.

En 1867, par le traité de Medicine Lodge, les Arapahos du Sud acceptent de se retirer sur une réserve du Territoire Indien qu’ils partagent avec les Cheyennes. Le 27 novembre 1868, des Arapahos se portent au secours du camp cheyenne de Black Kettle, attaqué sur la Washita River par le lieutenant-colonel George A. Custer sur la réserve même. La majorité des Arapahos du Sud participent à la guerre de la Red River que les Cheyennes mènent en 1874-1875 avec les Comanches et les Kiowas.
Les Arapahos du Nord combattent l’armée américaine sur les territoires de chasse reconnus aux Lakotas et à leurs alliés par le traité de Fort Laramie de 1868. Ils participent à la victoire de la Little Bighorn River en 1876, puis sont victimes de la campagne de destruction systématique des camps indiens  menée par le général Philip H. Sheridan durant l’automne et l’hiver 1876. Quand ils font leur reddition à Fort Robinson au printemps 1877, les Arapahos du Nord ne sont plus que neuf cents, dont moins de deux cents guerriers. Leurs ennemis shoshones, à la demande du chef Washakie, acceptent de les admettre sur leur réserve de Wind River, sur le Territoire du Wyoming, leur évitant l’exil en Territoire Indien. Les deux nations vivent toujours sur la réserve, en paix, mais séparément. Leur économie est principalement fondée sur l’élevage


 

 

LA VIE DANS LES RESERVES AUJOURD'HUI

 

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Aujourd'hui, environ 3 000 Arapahos du Sud vivent en Oklahoma et environ 3 500 Arapahos du Nord résident à Wind River. Avec un taux de chômage qui oscille entre 70 % et 80 %, les deux groupes font face à de grandes difficultés économiques et sociales. Toutefois, le combat pour la préservation de leur culture et de leur religion les a beaucoup rapproché : en 1989, ils ont formé une coalition pour lutter contre l'installation d'un complexe touristique sur un de leurs sites sacrés. Les cérémonies comme la Danse du Soleil et la Sweatlodge sont pratiquées régulièrement, mais, malgré la création de programmes culturels, leur langue est en train de disparaître. Dans le Sud par exemple, seuls quelques anciens la parlent encore.


LA RESERVE DE WIND RIVER

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La reserve de wind river couvre une superficie de 9000km2,cette réserve à cheval sur les comtes de Frémont et de hot spring, la Wind river réserve doit son nom à la riviére dont elle occupe le bassin versant.

La réserve créee en 1868 par le traité de Fort Bridger,la reserve comprend alors l'ensemble du territoire coutumier des shoshones.Elle est plus tard réduite à la seule Wind River Valley que les natif doivent en 1878 la partager avec leurs ennemis traditionnels, les Arapahos,déplacés du colorado pour s'en etre pris violemment aux colons.Ils font la paix au bout de cinquante ans en 1928. Aujourd'hui, les Shoshones sont toujours là. Il n'y a plus de conflits entre les deux tribus mais leurs relations sont presque inexistantes. C'est ainsi que lors du pow wow d'Ethete, situé à quelques kilomètres de la partie Shoshone de la réserve, on ne trouve pratiquement pas de Shoshones. En revanche, on y voit de nombreux Lakotas qui ont toujours été en bons termes avec les Arapahoes…

 

TRADITIONS 

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Moins belliqueux que les Cheyennes, les Arapahos ont un caractère contemplatif, porté vers la spiritualité. Leur rituel de la Danse du Soleil est le plus complexe de tous ceux des Indiens des Plaines et les tortures volontaires que s’infligent les danseurs sont parmi les plus dures. A la différence de celle des Cheyennes, la Danse du Soleil arapaho se déroule à ciel ouvert autour de l’Arbre Sacré, comme celle des Lakotas. 

 Les pow wows sont aujourd'hui des attractions qu'un touriste a du mal à rater. Les pow wows, ce sont ces réunions où les indiens dansent parés de leurs plus beaux costumes, entraînés par les "drum groups", groupes de chanteurs assis en cercle autour d'un unique tambour qu'ils frappent tout en utilisant la technique vocale falsetto. Si nous y voyons une danse qui tient parfois du magique, eux y trouvent un bon moyen de se retrouver et un concours, souvent richement doté. Certaines danses ne sont pas sans rappeler les danses guerrières, d'autres sont éminemment plus pacifiques. Mais les réunions ne se limitent pas à cela, d'autres divertissements existent comme le handgame par exemple qui a de nombreux adeptes mais où l'on croise peu de non-Indiens. En fait, il y a toute une vie propre sur les réserves et l'on n’en connaît souvent que l'aspect émergé. Néanmoins les choses changent, et les Indiens proposent désormais aux touristes qui le souhaitent une réelle immersion dans la vie et la culture indiennes.

LANGUES

Langue : Algonquian

Riverton, Wyoming - À 69 ans, ses yeux doux et froissé avec l'âge, Alvena Oldman se souvient comment les enseignants à St. Stephens pensionnat de la réservation de Wind River frappait les étudiants avec les dirigeants, s'ils osaient parler dans leur langue maternelle Arapaho.De tous les orateurs restants , aucun n'est plus jeune que 55 ans.

Dans le cadre d'un effort s'intensifie pour sauver cette langue, cette tribu  connue sous le nom Arapaho du Nord, a récemment ouvert une nouvelle école où les élèves seront enseignés en Arapaho.Les  Aînés et les éducateurs disent qu'ils espèrent qu'il va créer une nouvelle génération de locuteurs natifs.

 

CASINO

De nos jours, certains Arapahos se sont lancés dans les jeux de hasard et l’industrie des casinos. Certains possèdent leur propre casino ; on citera particulièrement le Arapaho Casino situé dans le Wyoming.

Les Arapahos ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu’ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien dans d’autres évènements de la vie, souvent liés à la naissance. Tout comme l’ensemble des peuples amérindiens dont l’Étymologie des prénoms amérindiens‎ est similaire.

Jason Baldes n'a jamais vu de bison sur la réserve de Wind River dans le nord du Wyoming. Ainsi que son père.
il s'est engagé depuis longtemps à servir sa communauté dans la réserve indienne de Wind River (KELLYGORHAM / MSU)
Il y a cela for longtemps que le bison animal sacré parcouraient leurs terres. Et maintenant, Jason Baldes a l'espoir d'entreprendre une démarche à but scientifique suite à ses résultats pour obtenir une subvention pour réintroduire les bisons sur leurs terres 

Jason Baldes, 33 ans, est un membre inscrit de la tribu des Shoshones de l'Est et à long terme c'est engagé à améliorer la vie sur la réserve. Il est le plus jeune de neuf enfants et père de quatre enfants, il a grandi dans la chasse et l'exploration de l'arrière pays avec son père, Richard Baldes, maintenant retraité de l'United States Fish and Wildlife Service.

Jason Baldes a déclaré que les dirigeants Natives Shoshones ont déjà donné leurs autorisations de poursuivre son projet, mais il reste encore le soutien des dirigeants Arapaho du Nord. Les Shoshone et les Arapaho du Nord vivent ensembles tous les deux tribus sur la réserve de la Wind River Indian dans le centre du Wyoming.

Jenna Cederberg Buffalo post 

Tag(s) : #Indiens native

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